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La Classe Mini

8 octobre 1977, Penzance (Royaume-Uni), 24 voiliers de 6.50 m
prennent le large avec un seul marin à bord vers Antigua aux Antilles,
via Tenerife (îles Canaries). Les plus petits bateaux de course
hauturière sont nés ! Particularité : leur terrain de jeu favori, c’est
l’Atlantique, et leur course préférée aussi : la Mini-Transat.

Le Mini-Fastnet

Les Français deviennent d’année en année majoritaires parmi la flotte. C’est donc tout naturellement que l’organisation traverse la Manche. En 1984, Jean-Luc Garnier, journaliste et passionné de ces « Mini bolides » prend la relève du britannique Bob Salmon aujourd’hui disparu qui, après l’organisation de quatre éditions (1977, 1979, 1981 et 1983), souhaite passer le flambeau. Voiles 6.50, association régie par la loi de 1901 et club affilié à la Fédération Française de Voile est créée et organise le Mini-Fastnet, une course annuelle faisant l’aller et le retour entre la Bretagne et le phare irlandais situé à l’extrémité sud-ouest de l’Irlande (51°23.′3″ N et 009°36.′1″ W) dans le comté de Cork.

Un tremplin et une passion

Le concept Mini réunit le marin, le bateau et la mer. C’est tout ! Pas de contact avec la terre ! En double ou en solitaire, ce concept a porté sur les fonts baptismaux de la course au large les plus grands navigateurs d’aujourd’hui. Certes, les plus médiatisés, mais aussi des hommes et des femmes qui n’échangeraient pour rien au monde leur place lors d’un Mini-Fastnet ou d’une Mini-Transat.

Le monde des Mini aujourd’hui

Aujourd’hui, la Classe Mini rassemble environ 300 adhérents, principalement des coureurs, de
tous horizons socio-professionnels, du charpentier à l’ingénieur, du dentiste et du médecin à l’infirmière, du journaliste au skipper professionnel. C’est avant tout une association de passionnés, amoureux de ces petits voiliers fabuleux, ayant envie de partager des surfs endiablés, les galères de budget, les caprices d’Eole et tous les instants de bonheur que la mer offre !

Le bateau

Laboratoire de la course au large depuis plus de 25 ans, le Mini se décline en deux catégories : « PROTO » et « SERIE ».
La Classe Mini, c’est à ce jour 972 bateaux construits depuis 1985. Depuis 1995, le successeur de l’emblématique Muscadet (plan Harlé) est principalement pour les séries le Pogo 1 (plan Pierre Rolland), rejoint par le Pogo 2 (plan Groupe Finot-Conq), le Zéro (plan Marc Lombard), le Super-Calin (plan J.P. Magnan), le Tip-Top (plan Sam Manuard), le Naus (plan Disegnocontrario), le Dingo et Dingo 2 (plans Pierre Rolland), le Ginto (plan S. Magnen), le Mistral (plan Bernard Nivelt), le Nacira (plan Nacira Design), le RG 6.50 (plan N. Goldenberg), l’Argo 6.50 (Marc Lombard), le Pogo 3 (Guillaume Verdier), l’Ofcet 6.50 (plan Etienne Bertrand), et deux nouveaux Proto/Série un « David Raison » et un « Etienne Bertrand ».

La saison 2018 des Mini à Douarnenez
Dz… Centre du Monde

Transhumance estivale

Le double rendez-vous douarneniste de juin, c’est le retour de la troupe hétéroclite des marins de la Classe Mini 6,50 et de leurs petites machines de course de toutes les couleurs. Les courses Mini à Tréboul, c’est le passage arc-en-ciel du printemps à l’été, quels que soient les caprices des nuages et du soleil.

Les étrangers restent, eux, fidèles au circuit Mini, outre la France, douze nationalités seront représentées au Trophée MAP et au Mini-Fastnet :
Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, Grande-Bretagne, Hollande, Italie, Japon, Russie, Suisse, Tchéquie, Turquie.