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Mini Transat 2017 : la lutte finale

Mini Transat 6,50_- 2017

La lutte finale

Récupération et préparation

Les petits bolides multicolores piaffent d’impatience et tirent sur leurs amarres aux pontons de Las Palmas à Gran Canaria. Quelques heures encore et le dernier acte de l’aventure océanique va se dérouler pour les 79 concurrents de la Mini Transat. Mercredi 1er novembre, le coup de canon libérera les marins pour un périple de plus 2700 milles nautiques à travers l’Atlantique jusqu’à la Martinique. Plus d’escale possible. Les tripes de tous sont un peu nouées : les uns parce qu’ils arrivent au pied de leur objectif final, le grand saut dans l’inconnu, la grande confrontation avec le Bleu, leur traversée de l’Océan Atlantique en solitaire, et que, quand même, on a beau s’y préparer depuis deux années, s’être rassuré sur la première étape, ça remue un peu le système digestif; les autres parce que les résultats sportifs de la premère partie de l’épreuve, de La Rochelle aux Canaries, démontrent que tout reste possible pour pas mal de skippers qui peuvent continuer de rêver de podium pendant l’escale, de gamberger, de se mettre la pression et que, quand même, on a beau prendre du recul, dire que l’important est d’arriver de l’autre côté, ça tord les boyaux.

A l’heure qu’il est, la plupart des job list ont disparu et ce sont les fichiers météo qui commencent à faire ronfler les ordinateurs. Ils examinent, ils scrutent, ils analysent les caprices d’Eole pour sculpter une jolie route sur tout ce bleu, pour ne pas se faire piéger, pour anticiper le plus possible l’absence de données une fois le départ donné. Les vivres frais occupent aussi une place essentielle dans les ultimes préparatifs. Surtout, ils rentrent chacun dans leur bulle, ils sont déjà ailleurs, dans le pays de solitude.

Rude première étape

Le premier acte fut âpre et disputé, long et usant.

Un golfe de Gascogne tranquille en apéro comme mise en jambes, puis un passage très sportif du Cap Finisterre avec du vent autour de 25 nds et une mer forte, comme souvent dans ce coin-là. Cette séquence se solde par 2 démâtages et un hélitreuillage. La dernère phase de l’épreuve était marquée par d’interminables zones de pétole dure, des séances de surplace aléatoires et qui se mesuraient en heures. Dans cette situation, pétole rime avec pénible et pétage de plombs. Le mental est mis à rude épreuve, les nerfs en pelote le skipper guette la moindre risée, le plus petit nuage, il se demande où sont les autres, et finit par se convaincre que tout le monde a trouvé la sortie, sauf lui.

Contestation en Proto

En Proto, Ian Lipinski “Griffon.fr” n’a pas eu la vie facile. Désigné, à juste titre, comme le grand favori, le Lorientais d’adoption a eu du fil à retordre. C’est d’abord Erwan Le Mené “ Rousseau Clotures” qui lui a mené la vie dure en attaquant d’emblée et en prenant la tête de l’épreuve jusqu’après la pointe espagnole où il était victime d’une rupture de tangon. Mais la porte n’était pas grande ouverte, car “Griffon.fr” se faisait alors déborder par Arthur-Léopold Léger “AntalXPO”, arrivé de nulle part – au propre comme au figuré (il n’a presque pas couru ces 3 dernières années) – et qui s’est maintenu en tête jusqu’à quelques encablures de la ligne d’arrivée. Au classement, il ne concède que 113 secondes au vainqueur de cette première étape. Le “Griffon.fr”, leader incontesté depuis 2 ans a tremblé sur son socle.

Pour la suite de cette Mini Transat, à l’échelle d’une traversée de 2700 milles, les écarts au classement semblent insignifiants. Un fifrelin, le top 10 se tient en moins de 10 heures. Derrière le plan Raison de Ian Lipinski, ce sont trois plans Lombard (709 “Antal-XPO”, 800 “Rousseau Clotures”et 716 “Spicee.com”), en esquadrille, qui occupent les premières loges pour assurer la chasse. Le cinquième, Aurélien Poisson – “Teamwork.net” – (plan Manuard) est encore un nez fin. Un peu décevants dans ces conditions le 888 “Eight Cube”– Simon Koster et le 934 “Lilienthal” – Jorg Riehers sont respectivement 6ème et 7ème. Mais les gros nez n’ont certainement pas dit leur dernier mot, ils n’ont que 8 heures de retard, une paille, et la route est encore longue.

Au Winches Club on n’est pas chauvin , mais citons la très belle course de Patrick Jaffré qui intègre le top 10, une position élogieuse au classement qu’il aura à coeur de confirmer en Martinique.

En conclusion, quelques certitudes valables à La Rochelle se sont un tantinet estompées et les cartes sont redistribuées. Certes Ian Lipinski conserve un gros paquet d’atouts, mais ses concurrents ont tiré quelques bonnes cartes et sont, plus que jamais, prêts à les abattre à la première occasion.

Holdup à la suisse en Série

Le résultat sportif de la 1ère étape a sans aucun doute été influencé par le scénario météo qui l’a accompagné. Un peu de chance ou de malchance, parfois à quelques milles près, et le classement est chamboulé. Qu’on ne s’y trompe pas, la victoire de Valentin Gautier – 903 “Banque du Léman” n’a rien du résultat d’une loterie. La course a été très disputée, 7 leaders différents en 10 jours et 13 changements en tête au fil des cartos, et, malgré quelques fausses notes, ce sont les meilleurs qui sont devant. Le navigateur suisse a fait la course dans le groupe de tête tout du long et a gardé la tête froide pour prendre les bonnes décisions dans les dernières heures de la régate. Les 2 heures d’avance qu’il possède à la veille de cette seconde étape ne pèseront pas lourd dans la décision finale, mais une avance, si petite soit-elle, c’est mieux qu’un handicap, même petit.

Derrière, la meute est à l’affût, les 21 premiers bateaux se tiennent en 6 heures, c’est dire que rien n’est fait pour la hiérarchie finale de cette Mini Transat. Les Pogo3 confirment leur supériorité et trustent largement le haut du tableau (et les 5 premières places), mais les incroyables Ambrogio Beccaria et Fred Moreau occupent les 5ème et 6ème places sur leurs Pogo2.

La bagarre va être belle, et serrée jusqu’au bout, avec de probables rebondissements, des coups de théâtre, des courses dans la course, et peut-être l’un ou l’autre fera-t-il même un tour de magie. On va se régaler, ils sont remontés comme des horloges, beaucoup y croient encore, et ils ont raison.

La belle histoire

Il n’y a eu que 2 abandons lors de cette étape. Un record. Ils seront 79 Minis au départ de Las Palmas pour faire le grand saut, plus d’escale possible, vers les Antilles. Les deux bateaux qui avaient démâtés aux abords du Cap Finisterre en début de course, le 614 de Fredo Guérin “les-amis.fun” et le 832 de Julien Mizrachi “Unapei” seront sur la ligne.

Après leur fortune de mer, ils avaient regagné La Corogne, sans assistance, sous gréement de fortune et bénéficiaient d’une possibilité de 72 heures d’escale technique pour rester en course. Toutefois, se retrouver sans mât au fin fond de l’Espagne, avec un outillage restreint, c’est pas gagné d’avance, ça sent méchamment l’abandon, la fin de l’histoire.

Mais, il était une fois la Classe Mini. Dans la communauté des Ministes, un mât qui tombe, c’est un rêve qui s’écroule. Et ça, on n’aime pas, c’est dans l’ADN. Un mât c’est fait pour être droit, pour faire monter les rêves jusqu’aux étoiles. Alors, quand un mât tombe après 2 jours de course, après 2 ans d’efforts, de sacrifices, de galères parfois, pour pouvoir passer de l’autre côté de l’Océan, alors la colère monte. Quand un mât tombe après 2 jours de course, la nouvelle, comme une traînée de poudre se répand dans la communauté ministe et on refait le Monde, ça ne se passera pas comme ça !. Alors une équipe se monte, quelqu’un trouve un mât à Lorient, un autre prête sa remorque, un troisième propose son Vito, des outils, du matos, un commando se désigne. Les bras, c’est fait pour servir, pour porter les rêves quand ils vacillent, les remettre en route. Le temps est compté, c’est le réglement. Il y a 72 heures pour agir, pour être efficace, pour que le 832 reste en course. Julien doit à nouveau être en piste avant le samedi 22h30. Sur le coup de 20h00, le 832 est remorqué vers le bout de la jetée, les voiles sont hissées, c’est reparti et il arrivera à Las Palmas sans encombre après 14 jours 15 heures et 8 minutes de compétition, arrêt inclu.

Fredo Guérin n’a pas été en mesure de repartir dans les temps. Avec un mât en carbone, toutes les réparations ne sont pas possibles dans un contre-la-montre. Il en faut plus pour démonter le doyen de cette Mini Transat qui, à 62 ans, tient à terminer sa quatrième participation comme si c’était la première. Une deuxième équipe prendra la route, avec autre mât, et le Mini repartira pour arriver aux Canaries hors-course, mais dans le délai prescrit pour s’aligner au départ de la seconde manche.

Djibi.

Photographie Simon Jourdan.

La Mini Transat vue de Douarnenez.

Mini Transat 2017 : BLEU DEVANT !!

Demain, dimanche 1er octobre, sera donné à La Rochelle, le départ de la 21ème édition de la Mini Transat. Une édition assortie du quarantième anniversaire de l’épreuve. Un peu plus de 4000 milles nautiques en 2 étapes, entre la Charente Maritime et la Martinique via les Canaries. La plupart des 81 marins qui vont affronter l’Océan Atlantique étaient présents sur les pontons de Tréboul lors des dernières éditions du Trophée Marie-Agnès Péron et/ou de la Mini Fastnet et c’est donc avec un mélange de passion et d’émotion que nous allons pouvoir suivre l’aboutissement de leurs aventures.

Un doublé historique.

Depuis 2 saisons, il n’a pas laissé grand chose à ses adversaires, pas un seul pied sur la première marche du podium qu’il a monopolisée, pas une demi-longueur sur les parcours proposés par la Classe Mini 6,50. Ce n’est donc pas une pancarte de favori que Ian Lipinski aura autour du cou, mais c’est en véritable homme-sandwich qu’il se présentera sur la ligne. Il y a fort à parier que ce costume mal seyant pour un marin, ne gênera en rien le skipper de “Griffon.fr”, tant le sérieux de sa préparation et les conseils précieux de David Raison, architecte du bolide bleu, recueillis lors du dernier Mini Fastnet, confortent ce statut de grand favori. D’autant que l’expérience est là aussi dans les bagages de Ian, puisqu’il est le lauréat de l’édition 2015 en bateaux de Série. Dès lors, il vise ni plus ni moins un doublé historique dans les deux catégories de la Classe.

Mais, mais, mais, la voile reste un sport mécanique et rien n’est fait avant le passage de la ligne d’arrivée. Lors des 2 dernières éditions, au départ de Douarnenez, Giancarlo Pedote – lui aussi sur un gros nez signé Raison – était favori en 2013, mais, victime d’une casse à quelques jours de l’arrivée en Guadeloupe, il laissait filer la première place qui revenait à Benoit Marie, de même en 2015, Davy Beaudart avait dominé la première étape de la tête et des dérives – avec le bateau maintenant aux mains de Ian Lipinski – mais les premières heures après le départ des Canaries étaient fatales à son coursier et Fred Denis remportait l’épreuve.

Certains gros nez ont les dents longues.

Les formes nouvelles des Proto Raison ont inspiré d’autres architectes. L’intarrissable Etienne Bertrand a dessiné le “Lilienthal” de Joërg Riechers et le navigateur allemand a bien l’intention de faire parler la poudre à la barre d’un bateau qui n’en était qu’à ses premiers bords lors des épreuves douarnenistes en juin dernier. Le Proto est fiabilisé, le marin a multiplié les entraînements et la confrontation promet d’être de toute beauté.

Il reste beaucoup d’inconnues au sujet du superbe vaisseau spatial rouge de Quentin Vlaminck, mais les prodigieuses performances démontrées par ce voilier, qui cumule les innovations, laissent présager de vitesses phénoménales. La durée de l’épreuve sera son principal ennemi mais le skipper est un battant et “Arkéma 3” pourrait surgir de nulle part.

Il ne faudrait pas oublier trop vite l’Italien Andréa Fornaro sur “Sidéral”(un autre plan Bertrand) qui sera immanquablement plus serein qu’au départ de Tréboul en juin dernier où il avait accumulé les soucis de préparation. Ce serait également une erreur de ne pas citer “Eight Cube” du skipper suisse Simon Koster qui malgré une monture moins bien née, cumule l’expérience d’une troisième traversée en Mini et une ténacité légendaire.

Des nez fins très fins.

Sur une traversée de l’Atlantique, il convient de ne pas écarter avec un excès de certitudes les voiliers qui pourraient se voir qualifier d’ancienne génération. Au premier rang de ceux-ci, le n°800, vainqueur de la Mini Transat 2015. Surtout lorsque ce petit bijou est aux mains d’Erwan Le Mené, un skipper qui sait se faire mal, navigue avec finesse et ne jette jamais l’éponge. Ses difficultés à boucler son budget, résolues en dernière minute, ont décuplé sa motivation. Le doux Morbihanais à terre est un guerrier en mer, et il a hâte d’en découdre avec son “Rousseau Clôtures”.

C’est sans doute la détermination qui définit le mieux Romain Bolzinguer à bord de “Spicee.com”. Celui que ses adveraires surnomment la bernique, ne lâche pas facilement prise, une caractéristique payante sur une traversée.

Un cran en-dessous, mais tout petit, il faudra également suivre Kéni Piperol sur ,”Région Guadeloupe”, qui aura hâte de rentrer à la maison; Aurélien Poisson sur “Team Work”sera aussi pressé d’arriver de l’autre côté car un petit alevin doit voir le jour durant la seconde étape; Charlotte Mery sur “Optigestion – Femmes de Bretagne” a aussi tout ce qu’il faut pour ne pas être loin des meilleurs.

Pour en finir avec les Proto, une mention spéciale pour le doyen de cette 21ème édition, Fredo Guérin, à la barre de “les-amis.fun”. Agé de 62 ans, il est déjà monté sur le podium des éditions 83 et 87!

Une série de Pogo 3 en Série.

Ils sont plus d’une dizaine en Série à pouvoir revendiquer une place sur le podium de cette Mini Transat. Bien entendu, aucun ne le dira ailleurs que dans ses espoirs les plus secrets. D’une part, inutile de se mettre la pression, d’autre part, comme tous les marins, ils ne sont pas supertitieux, ça porte malheur, dixit le Maître Jean Le Cam. Une chose est sûre, la bagarre sera épique sur les deux étapes. Les skippers sont préparés et prêts à en découdre, il n’y a plus qu’à.

Pour les observateurs, libérés de l’enjeu personnel, la tâche n’est pas plus simple. Tous semblent d’accord pour dire que le podium ne devrait pas échapper aux Pogo3 tant la supériorité de ce modèle fut écrasante au fil des courses sur les 2 dernières campagnes. Partant de là, rien n’est établi clairement, c’est la bouteille à l’encre : untel ? Oui mais…un autre? oui mais…

Erwan Le Draoulec (“Emile Henry”): le benjamin de la course dispose de pas mal d’atouts. Gagner la Mini Transat à 20 ans est à sa portée. Il était sur tous les podiums du circuit Mini cette année. Il n’a pas encore d’expérience du grand large.

Tanguy Bouroullec (“Kerhis – Cerfrance”): un peu en demi-teinte tout au long de la saison, il ne se sent jamais aussi bien qu’au large comme le confirme sa victoire incontestable sur la course Les Sables – Les Açores – Les Sables 2016.

Tom Dolan (“Offshore Sailing”): le plus breton des Irlandais est plutôt accrocheur. Il a fait la Mini Transat 2015 et la SAS l’an dernier, deux expériences au long cours qui pourraient faire la différence.

Pierre Chedeville (“Blue Orange – Fair retail”): le Briochin est un client sérieux. Il garde la tête froide en toutes circonstances et possède un très gros bagage nautique. Il est le plus souvent aux avant-postes.

Clarisse Cremer (“TBS”): depuis 2 ans, sa courbe de progression est exponentielle. Elle s’est entraînée comme personne et pourrait être la première fille à décrocher la timbale. Sa combativité n’a d’égale que son sens de la communication.

Valentin Gautier (“Banque du Leman”): le Suisse est fin prêt. Il a connu cette saison des soucis techniques et physiques, mais tout ça est derrière et l’équipage tourne comme une horloge en cette veille de départ, qui plus est remontée à bloc.

Germain Kerleveo (“Adonnantes”): vétérinaire de profession, il a sans conteste eu moins de temps à consacrer à l’entraînement. Son principal atout est sa régularité. Il est aussi imperméable à la pression. Des qualités précieuses pour les deux étapes qui attendent les concurrents.

Oliver Tessloff (“Jandia”): l’Allemand de la bande s’entraîne à Lorient et progresse lentement mais sûrement dans la hiérarchie. Le sérieux de sa préparation et ses facultés de récupération pourraient être payantes dans la deuxième étape.

Yannick Le Clech (“Dragobert”): le gars de la Baie de Morlaix souffre probablement d’un déficit d’entraînement lié à son activité professionnelle. Mais, à quarante ans, il dispose d’une très solide expérience et sa force tranquille pourraient être payantes.

Guillaume Combescure (“Mini Oiri”): premier Tahitien engagé sur une Mini Transat, cette force de la nature, aussi à l’aise sur l’eau que dans l’eau, n’a pas pu consacrer le temps qu’il aurait souhaité à sa préparation. Mais, attention, il a plus d’un tour dans son sac.

Rémi Aubrun (“Construction du Belon”): ce quinqua a fait la Mini en 2009, jusqu’à Bahia. Il est aussi monté à plusieurs reprises sur la première marche des podiums en Méditerranée. Un candidat à ne pas négliger pour le classement final.

Les autres Série.

Les skippers d’ Offcet 6,50 n’en démordent pas, ils rappellent les deux premières places acquises lors de la dernière édition et les qualités de leurs montures taillées pour cette course. Avec un petit sourire, ils prétendent aussi que le plus grand confort de leurs voiliers sera un atout sur la longueur de l’épreuve. En bref, ils sont loin, Henri Patou (“DA.fr”) en tête, d’avoir déposé les armes.

Il convient aussi de ne pas oublier le lutin italien Ambrogio Beccaria (“Alla Grande Ambeco”). Le transalpin sur son Pogo2 a déjà démontré lors de la SAS, où il a terminé 2ème du général, qu’il pouvait toujours sortir sa baguette magique, pour bousculer une hiérarchie jamais établie définitivement.

Djibi pour le Winches Club.

Photos : Simon Jourdan.

Mini-Fastnet : Bateau mini, respect maxi.

L’image de clôture de cette 32ème édition du Mini-Fastnet est belle. Une fois encore elle dépasse la compétition pourtant d’un trés haut niveau sportif et maritime.                                                                                            La course est terminée depuis la nuit dernière avec l’arrivée du dernier bateau classé sur le coup de trois heure du matin. Pourtant un bateau est toujours en mer, c’est « Lendur », le 470, qui s’est arrêté en Irlande quelques heures pour des réparation et était contraint à l’abandon. Les skippers avaient repris la route de Douarnenez pour ramener le bateau à bon port. Bien qu’il ne soit plus en course, l’organisation a décidé de le suivre jusqu’au bout de son périple et de lui envoyer un zodiac pour être assisté comme les autres pour son entrée à Tréboul cet après-midi. Une marque de solidarité et de respect qui caractérise ce sport et cette Classe. Vers 15h00, le bateau est annoncé en approche et c’est le vainqueur de la course en Série, Erwan Le Draoulec, qui se porte volontaire pour aller à sa rencontre et lui passer l’ amarre de remorquage.                                       Un classement les sépare mais ils ont parcouru le même chemin, la même route dans des contrées hostiles au commun des mortels, le pays des marins. Un demi-siècle les sépare car si Erwan vient de fêter ses vingt ans, Patrick Conway, l’Australien du circuit est âgé de soixante-dix. Et ce geste, cette remorque lancée les réunis. Ce panache humble, cette simplicité grandiose, c’est ça la grande Classe,  bien entendu Mini, mais maxi par tellement d’aspect. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait me réjouir d’être dejà l’année prochaine.

Djibi – Photo Simon Jourdan.

Mini-Fastnet : Série : Arrivées.

Ils se sont bagarrés comme des furieux, ne se quittant pas d’une semelle tout au long du parcours. Ce 32ème Mini-Fastnet porte lui aussi la promesse d’une empoignade de haut niveau pour la Mini Transat au départ de La Rochelle le 1er octobre prochain.

  1. « Emile Henry » (895) Erwan Le Draoulec et Clarisse Cremer, à 10h. 39′ 00″.
  2. « Kerhis – Cerfrance » (909) Tanguy Bouroullec et William Blosse, à 10h. 41′ 14″.
  3. « Cellestab.com » (910) Tom Dolan et François Jambou, à 10h. 44′ 12″
  4. « Technique Voile » (913) Germain Kerleveo et Fred Duthil, à 10h. 50′ 31″.
  5. « Constructions du Belon » (868) Nicolas Ferellec et Rémi Aubrun, à 10h. 57′ 42″.
  6. « Mahi-Mahi » (869) Charly Fernbach et Benoit Hantzperg, à 11h. 04′ 29″.
  7. « Océan-Dentiste.com » (887) Pierre Chedeville et Antoine Gloanec, à 11h. 06′ 04″.
  8. « Alla Grande Ambeco » (539) Ambrogio Beccaria et Alberto Riva à 11h. 11’38 ».
  9. « Shaman – Banque du Léman » (903) Valentin Gautier et François Amaury à 11h. 12′ 48″.
  10. « Olivertessloff.com » (893) Oliver Tessloff et Victor Turpin à 11h. 25′ 48″.
  11. « Cachaca II » (915) Benoit Sineau et Stéphane Le Diraison à 11h. 32′ 38″.
  12. « Challenge Espoir Mini Transat » (917) Valentin Massu et Melchior Treillet à 12h. 20′ 23″.
  13. « Pogo Dancer » (908) Pavel Roubal et Vedran Kabalin à 12h. 36′ 35″.
  14. « Golborne » (832) Julien Mizrachi et Thomas Guichard à 12h; 50′ 04″.
  15. « Uniflow Marine » (916) Stéphane Gresset et Alexandre Faidy à 12h. 58′ 14″.
  16. « Toto » (935) James shead et Frederico Fornaro à 13h 45′ 10″.
  17. « Artelia » (591) Marta Guemes et Didac Costa à 13h 45′ 24″.
  18. « Cabinet Rivault Nineuil – Enedis » (892) Luc Giros et Pierre Baptiste Pion à 13h 50′ 30″.
  19. « Coco » (866) Victor Barriquand et Maxime Miegebielle à 13h 58′ 22″.
  20. « Trebunnec » (821) Loïc Fagherazzi et Vincent Madern à 14h. 09′ 23″.
  21. « Léopard » (926) Guillaume Lecointre et Bastien Aumont à 14h 17′ 44″.
  22. « Patapain » (896) Bertrand Saint-Supery et Adrien Bernard à 14h 35′ 02″.
  23. « White Sails » (550) Kevin Tritschler et Jean-Louis Couedel à 15h 14′ 22″.
  24. « Manu Poki et les Biotechs » (504) Elodie Pedron et Frédéric Bazin à 15h 53′ 57″
  25. « Kalaona » (824) Yann Burkhalter et Fabienne Burkhalter à 15h 55′ 48″.
  26. « Mini Doc » (732) Lina Rixgens et Sverre Reinke à 16h 33′ 38″.
  27. « Val Je Velik » (602) Slobodan Velikic et Sandi Misiraca à 16h 37’21 ».
  28. « Jolly Roger »(538) Massimo Ciccarelli et Stéfano Paltrinieri à 18h 56′ 14 ».
  29. « Petline-Hedefyelken » (552) Ediz Onen et Marc Miro à 19h 34′ 35″.
  30. « Les Poupoules » (879) Mathieu Bourdais et Jean-Noël Heraud à 19h 54′ 27″.
  31. « Mademoiselle iodée » (660) Julien Hatin et Emmanuel Chauvet à 22h 29′ 03″.
  32. « Salt » (919) Sascha Bade et Michael Hoefgen à 23h 18′ 26″.
  33. « Pawan » (250) Matthieu Lacharme et Guillaume Bapst le 23/06 à 00h 02′ 02″.
  34. « PA-Sailing.com » (627) Andrea Pawlotzki et Federico Cuciuc à 03h 17′ 02″.
  35. « Lendur » (470) DNF.
  36. « Orafol-Haya » (921) DNC.

Mini-Fastnet : Série : « Emile Henry » victorieux en Série.

Ils sont devants la meute depuis Lands End, ils ont tout donné et décrochent une victoire méritée. « Emile Henry » (895) mené de mains de maître par Erwan Le Draoulec et Clarisse Cremer passe la ligne à  10h.  39min. 00sec. Un superbe succès à l’issue d’une régate de haut vol. Ils ont fait mordre la poussière aux ténors de la catégorie qui n’ont pourtant pas été avares d’assauts à répétition et d’un harcèlement permanent.

Photos Simon Jourdan.

Mini-Fastnet : Arrivées Proto.

 

  1. « Griffon.fr » (865) Ian Lipinski et David Raison arrivé le 21/06 à 23h. 52min. 19sec.
  2. « Spicee.com » (716) Romain Bolzinger et Julien Bourgeois arrivé le 22/06 à 04h. 33min. 07sec.
  3. « Lillienthal » (934) Joerg Riechers et Robert Stanjek arrivé à 05h. 22min. 28sec.
  4. « Eight Cube – Acryline » (888) Simon Koster et Axel Trehin à 05h. 28min. 47sec.
  5. « Sideral » (931) Andrea Fornaro et Oliver Bravo de Laguna à 06h. 08min. 29sec.
  6. « Ropeye »(787) Sébastien Pebelier et Allessandro Torresani à 08h. 27min. 15sec.
  7. « Mille et un sourires » (667) Thibault Michelin et Pierre Denjean à 08h. 59min. 15sec.
  8. « Région Guadeloupe » (788) Kéni Piperol et Julien Hereu à 10h. 18min. 32 sec.
  9. « Roll my chicken » (679) Aurélien Poisson et Lucas Montagne à 10h. 23min. 42sec.
  10. « Destination île de Ré » (759) Antoine Cornic et Laurent Cornic à 11h. 17′ 37″.
  11. « Hinano » (335) Jonathan Chodkiewiez et Jay Thompson à 11h. 53′ 36″.
  12. « Lore » (348) Dominik Lenk et Radec Kowalczyk à 12h 45′ 22″.
  13. « Les-amis.fun »(614) Fredo Guerin et Henri Duval à 13h 14’34 ».
  14. « April Marine »(650) Clément Machetel et Antoine Perrin à 13h 32′ 59 »
  15. « Coba2″ (630) Pierre Moizan et Florian Mausy  à 14h 32′ 20 ».
  16. « Ixblues vamonos »(412) Dorel Nacou et Nicolas Marchand à 15h 04′ 32 ».
  17. « Akali » (316) Oriol Pujol Orgemi et Jordi Garriga Turon à 15h 32′ 50″.
  18. « Les bouchons d’espoir Côtes d’Armor »(291) Eric Jezegou et Denis Aventurier à 17h 00’05 ».
  19. « Adrenaline » (346) Edgar Byczek et Tom Byczek à 17h 34′ 37″.
  20. « Petit citron Vert » (184) Christian Jacquelin et Jean-Alex Gautier à 19h 28′ 41″.
  21. « C2O » (395) Marine Feuerstein et Hanns Bergmann à 19h 38′ 04″.
  22. « Stenella Racing » (392) Marcel Schwager et Andreas Hanakamp à 22h 58′ 28″.
  23. « Bleeding cowboy » (624) Nathalie Devouge et David Allamelou à 23h 05′ 14″.
  24. « Bon mais pas un rond » (800). DNF.
  25. « VMax » (419). DNF.
  26. « Mini-Skirt » (254). DNF).