Archives de catégorie : Actualités

Mini Fastnet 2018 : Une météo de rêve.

Il devrait y avoir du vent tout le temps, et jamais trop fort. Land’s end et le passage le long de la côte Irlandaise seront des endroits clé au niveaux stratégique et technique, sans oublier que la lucidité nécessaire aux bons choix sera à gérer en amont. Dans ces conditions, les premiers Protos devraient mettre 3 jours et demi et les Séries 4 jours (Il ne s’agit que d’une indication). Pour mémoire, le record de la course est détenu par le n° 865 (Plan Raison) avec Ian Lipinski et David Raison en 3 jours 08 heures 52 minutes 19 secondes, établi en 2017. En Série, c’est le n° 869 (Pogo 3)   qui a jusqu’ici été le plus rapide en 2016 Avec Davy Beaudart et Charly Fernbach en 3 jours 17 heures 26 minutes et 20 secondes.

Comme le dit Jean-Jacques Queré, le météorologue de la course : »Deux maîtres-mots vont caractériser cette 33ème édition : Anticyclone et Vents de secteur Est à NE. Le premier va résider quelques jours sur le Royaume-Uni avant de se décaler mardi vers la Mer du Nord, non sans maintenir une dorsale vers le centre Atlantique et un nouvel Anticyclone. Le second résulte naturellement de la position du premier. C’est pourtant une brise thermique de W/WNW de 9/13 nœuds qui accompagnera les Minis en baie pour le départ à 17h00. Il faudra attendre la Pointe St Matthieu  à hauteur du goulet de Brest puis le Chenal du Four pour que le NE 13/16 nœuds, avec rafales à 20/22 nœuds s’installe durablement ». En termes de compétition, il n’y aura pas de temps morts, pas de round d’observation. C’est la bagarre dès le levé de rideau. Il s’agira d’être dans le groupe de tête et de prendre le rythme qui sera, sans aucun doute, très soutenu.

Pour la suite du parcours, le Météorologue continue : « La Traversée de la Manche s’effectuera sous un vent de 12/16 nœuds s’ouvrant NNE après le DST. Pour devenir provisoirement variable 5/10 nœuds autour de Land’s End ». Un moment clé de la compétition où le peloton de tête pourrait perdre quelques plumes; à l’arrière il faudra aussi cravacher pour ne pas lâcher le morceau et se faire distancer.

Jean-Jacques Queré poursuit son parcours météo : « Après avoir soufflé NE/E 5/10 nœuds, dans la nuit de lundi à mardi, le flux s’orientera au SE 12/15 nœuds en journée en Mer Celtique mais restera NE/E 15/20 nœuds au Fastnet. Toujours de l’Est dominant 12/18 nœuds en Mer Celtique mercredi alors que le vent fraîchira 17/23 nœuds avec rafales à 28 aux îles Scilly et à l’ouvert de la Manche. Le lux d’ENE  15/20 nœuds persistera à l’ouvert de la Manche jeudi atteignant 17/23 nœuds avec rafales à 25 nœuds en fin d’après-midi et en soirée vers Ouessant. Ce flux mollira 13/17 nœuds à l’ouvert de la Manche dans la nuit de jeudi à vendredi (15/20 nœuds à Ouessant) et restera soutenu hors de la baie de Douarnenez toute la journée ».

Il va y avoir du jeu, beaucoup de jeu, d’autant que, à 4 jours, même pour le « sorcier » de Tréboul, et comme il le rappelle lui-même, une prévision météo reste aléatoire.

 

Mini Fastnet 2018 : Jour de départ.

Beau temps, belle mer pour le départ du 33ème Mini Fastnet à 17h00. « Un temps de demoiselles » commente Denis Hugues, « parfait pour les retraités » précise Fred Guérin le vétéran de l’épreuve (63 ans). Il ne faudrait toutefois pas croire que ça va être « la croisière s’amuse » ou « Martine à la plage ».

Sur les pontons et au briefing ce matin on sent bien les équipages un peu tendus. La journée va être longue jusqu’à la mise en route de l’extra-continental Circus en fin d’après-midi.                                              Les uns parce qu’ils s’élancent pour la première fois sur cette épreuve longue et exigeante. Pour ceux-là, le défi est relevé avant tout envers eux-mêmes, ils veulent se prouver qu’ils en sont capables, qu’ils peuvent le faire. Ils craignent aussi un peu de na pas être à la hauteur, de se faire larguer d’emblée, d’être dans les choux, à la ramasse. C’est qu’il y a la crainte de la mer, du large, de plusieurs jours d’isolement en milieu hostile. Ils ne le savent pas encore, pourtant ils font déjà partie de la flotte des 6,50, ils font partie de la famille Mini.                                                                                                                              Les autres parce qu’ils ont une réputation à défendre, et ça c’est pas rien une réputation de marins. Ils roulent un peu des mécaniques, plaisantent entre-eux, se chambrent gentiment, mais ceci n’est là que pour masquer le stress qui monte, prendre un bon départ, ne pas merder les premières manœuvres au contact, pas de coup foireux, et être à l’attaque dès le premier bord, être au taquet mais ne rien casser. Elle n’est pas la même, mais elle est toujours là la petite boule au ventre qui précède la compétition.

Photo Simon Jourdan.

Mini Fastnet 2018 : Prologue Proto : 800.

Victoire d’Erwan Le Mené et Renaud Mary sur le prologue de ce 33ème Mini Fastnet. L’équipage de « Rousseau Clôtures » annonce la couleur, ils ne sont pas venus pour enfiler des perles. le 621 « Queguiner – Leucémie Espoir » et le 945″Tartine cherche du Beurre » complètent le podium.

Photo Simon Jourdan.

Mini Fastnet 2018 : Histoires de Familles.

Mini Fastnet 2018 : J-2

Sur les pontons de Tréboul la ruche du Mini Fastnet bourdonne d’activités. Le soleil est de la partie, il fait toujours beau à Douarnenez. Les petits bolides multicolores tirent déjà sur les amarres, ils piaffent d’impatience.

L a Classe Mini 6,50 c’est une grande famille, mais certains équipages sont plus familiaux encore.                                                                 Ils sont père et fille sur le 781 « Little My » (Axelle et Pierre-Yves Pillain) et le 901 « Entreprendre pour la planète » (Loïse et Cédric Ohanessian). Les Néerlandais du 911 « Skeiron » sont père (Bas Hoekstra) et fils (Fedde). Ils sont frère et soeur sur le 755 « Lacagnottedesproches.fr » (Christophe et Laetitia Brière). Ils sont frères sur le 814″Projet Pioneer » (Renaud et Patrick Jaffre) et sur le 880 « Novintiss » (Jean-Baptiste et Henri Trenon). Il y a aussi les frères D’Estais (Nicolas et Thomas) mais pas sur le même bateau.

Photo Simon Jourdan.

Mini Fastnet 2018 : C’est qui le Patron ?

Mini-Fastnet 2018 : J-4.

Ils seront 72 équipages  ce dimanche après-midi au départ du  33ème Mini Fastnet, C’est à un véritable combat des chefs, tant en Proto qu’en Série, auquel nous allons assister. Quelques couples étonnants, détonants, super-compétitifs. Le niveau sportif et technique est à la hausse, un menu alléchant qui fait baver d’envie, il n’y a qu’à voir la vitrine.

Proto : Le combat des chefs.

A eux trois, ils ont monopolisé les trois places du podium des épreuves en solitaire depuis le début de la saison. Ils occupent de très loin la tête du ranking. Tous les trois ils auront un équipier expérimenté pour affronter les 600 milles du parcours.                              Erwan Le Mené sur « Rousseau Clôtures » sera secondé par Renaud Mary ( déjà 2 fois sur le podium du MF ) ; François Jambou sur « Jaune BFR Marée Haute » sera secondé par Pascal Fievet ( vainqueur  de la course en 1997 ) ; Jörg Riechers sur « Lilienthal » sera secondé par Robert Stanjek (déjà associés l’année dernière sur ce bateau qui venait d’être mis à l’eau, les Allemands terminaient troisième). Comme d’habitude, ils ne se feront pas de cadeaux et leur bras de fer devrait nous régaler tout au long de la régate.                  Sur un tracé comme celui-ci, il peut pourtant y avoir du jeu, des coups à tenter, du temps à gratter, pendant que les cadors se surveillent du coin de l’œil. Quelques outsiders ne manquent pas d’atouts pour créer la surprise : Vincent Busnel et le figariste Corentin Horeau sur le plan Finot-Conq n° 621 « Queguiner – Fédération Leucémie Espoir » ; Pierre Moizan et Romain Bolzinger  ( 2ème en 2017 ) sur le plan Manuard n°630 « COBA2 – Celtinox » ; Fabio Muzzolini (5ème de la Mini en Mai) et Gauthier Figeac sur le plan Lombard ( 2ème en 2017) n° 716 « Violet BFR Marée Haute ». Sans aucun doute, Axel Trehin en compagnie de Fred Denis, devrait franchir un nouveau palier avec le tout neuf plan Lombard n° 945 « Tartine cherche du Beurre » construit maison de A à Z.                          La première confrontation des nouveaux Proto/Serie sur plans Raison et Bertrand sera également à suivre de près. « Maxi 6,50 » Vs « Vector 6,50« .

Série : C’est qui le Patron ?

Ils seront 53 en Série. Une armada de Pogo3 peut prétendre au podium, aux places d’honneur et même au top 10. Des associations d’enfer promettent des passes d’armes de toute beauté.                             Ce n’est un secret pour personne, ils forment un couple dans la vie de tous les jours. Clarisse Cremer et Tanguy Le Turquais font aussi équipe sur l’eau, ensemble ils viennent de boucler la Transat AG2R en Figaro. Ils figurent parmi les favoris de ce 33ème Mini Fastnet, mais pas sur le même bateau !                                                                          Clarisse, aux côtés d’Erwan Le Draoulec sur « Shaman – Banque du Leman » tentera, comme l’année dernière avec le même co-skipper, de monter sur la plus haute marche; un bel équipage, les premier et deuxième de la dernière Mini Transat. Tanguy lui, fera équipe avec l’Italien Ambrogio Beccaria sur « Wanted Sponsor ».  Il faudra aussi compter sur l’équipage de « Grassi Bateaux » constitué de Davy Beaudart, qu’il ne faut plus présenter, et d’ Amélie Grassi qui commence tout doucement à marquer son territoire. Les 5 premiers du tout récent Trophée MAP sont là.                                                                         Néanmoins, la liste des outsiders est longue et ils sont de qualité. Une épreuve comme le Mini Fastnet n’est jamais gagnée d’avance. Quelques associations ne peuvent qu’être prises au sérieux : Nicolas D’Estais et Rémi Aubrun ; les Tchèques Pavel Roubal et Milan Kolacek ; Florian Blanchard et Fred Duthil ; Hendrik Witzmann et Simon Koster ; Tanguy Bouroullec et Sébastien Guého.                                La bagarre  sera âpre dans la catégorie. Sur le MAP, il y avait à peine 2 heures entre le 6ème et le 40ème…

Photo Simon Jourdan.

Mini Fastnet 2018 : From Trophy to Mini Fastnet.

It’s destination is the lightehouse named ‘the tear of ireland’, this is the last lookout of the country for the migrants reaching amercia, and is a myth on its own. Its bright white light breaks the darkness every 5 seconds, guiding many sailors in this wild and dangerous path.

For the Mini’s 650 sailors it’s a real monument. The Mini Fastnet is extensive: with his 600 milles on straight route, it’s the longest of the Mini series (apart the Acores race of the Mini transat).

The Mini fastnet is part of a wide range: this track give succesive specific ocean views, a tight navigation between ‘chenal du four’ rocks, the crossing of the ‘Manche’ and the slalom at the exit of the DST between the cargo; and Land’s end, an extreme point south of the great britain and the diagonal crossing of the irish sea, and finally the way back from the fastnet lighthouse to Douarnenez.

The Mini fastnet is compeated with teams of two, and attracts a variety of couples; expert couples who aim for first place , unisex67 solo sailors were keen to jump on the ‘Marie-Agnes Péron trophy’, to make a crew of 74, and 148 sailors on the starting line to do the big loop to the celtique sea and meet with the mythic « Fastnet Rock » lighthouse.

laborious MAP

He fought to the end as he knew that « only victory is pretty ». Being the first to arrive at the harbour, it will likley take several days for François Jambou to come back down to earth. The Concarnois have been managing the Minis races since 2012, with a third place on the S-A-S in 2014, the 2015 Mini Transat and again a spot on a podium at the last Mini Fastnet. Fanch’c’ enhances the spirit of the Mini’s. A simple and supportive man, sailor and competitor, generous and determinated, he recalls on the podium of the 2018 MAP Trophy award ceremony that « this was his first victory in 6.50 ». For sure, this one felt really good. There is something to be proud of for his forfathers on the podium at this level!, finally, his perserverance effort were rewared after a laborious battle.

When dicussing him after the mini transit at the end of last year, it was hoped that he would not return for the next Pogo3, always on the look out he entertained and impressed the spectators. In the 2nd place of the 2017 S-A-S, with his old Pogo2 in a middle of a pack of brand new models. With his brand new Pogo3, from the starting line to the end last thursday he was on fire, not giving of his formidable fellow competitors a chance to pass him, leaving them powerless. Despite the great experience of a tireless Davy Beaudart, and despite the last stand of his first forfather, Erwan Le Droualec, the italian Ambrogio Beccaria leading this demanding Mini’s race from start to end, his victory was speechless . Forza Italia.

there are few sailors who say theyve had a double victory

A double MAP / Mini Fastnet.

There are few sailors who say theyve had a double victory in the same year and on the traditional douarnenist event of June. The first double victory was won by Didier Le Vourch in 2006 (Proto Magnen-Nivelt 265), then David Le Diraison in 2009 (Proto Manuard 679), the only double series victory is owned by Damien Cloarec in 2014 ( Narica 833). The same boat, the famous ‘plan raison’ n°865, that won the 3 last seasons with Davy Beaudart in 2015, and with Lipinski in 2016 and 2017. Until now there are only 5 to have won this medal, with just 4 boats. So, it’s a big challenge for Ambrogio Beccaria (series) and Francois Jambou (proto).

Here we are

The Mini fastnet could be condensed by a loop between the Penn Sardin city and the fastnet rock, in south irlan, but the Mini fastnet maens more than that !unisex67 solo sailors were keen to jump on the ‘Marie-Agnes Péron trophy’, to make a crew of 74, and 148 sailors on the starting line to do the big loop to the celtique sea and meet with the mythic « Fastnet Rock » lighthouse.

couples ,mixed couples, some old expert with young and more. It is an opportunity to learn, exchange, to push the limit, or even just taking the first step couples ,mixed couples, some old expert with young and more. It is an opportunity to learn, exchange, to push the limit, or even just taking the first step. This race is in the Mini’s 650 has been running strong for 33 years, many of the 160 sailors who will run this sunday afternoon would not have been born for the first edition in 1985.                                                                                         

.

Photo by Simon Jourdan.

Mini Fastnet 2018 : Du Trophée au Fastnet.

Ils étaient 67 solitaires à s’élancer sur le Trophée Marie-Agnès Pèron, et ils seront 74 équipages, 148 marins, sur la ligne de départ pour faire le grand tour vers la mer Celtique et tutoyer le mythique phare du Fastnet Rock.

Un MAP d’Anthologie.

Il aura tremblé jusqu’au bout tant il sait que « seule la victoire est jolie ». Arrivé le premier au ponton, il faudra sans doute plusieurs jours à François Jambou pour redescendre sur terre. Le Concarnois anime les courses Minis depuis 2012, avec à son actif une troisième place sur la S-A-S en 2014, la Mini Transat de 2015 et encore un podium au dernier Mini Fastnet. Fanch’ c’est un peu l’incarnation de l’esprit Mini, un mec simple et solidaire, marin et compétiteur, généreux et dur au mal. Il rappelait sur le podium de la remise des prix de ce Trophée MAP 2018 que « celui-ci était sa première victoire en 6,50″. Pour le coup, celle-ci est jolie et même très jolie. Il y a de quoi être sacrément fier au regard de ses dauphins sur le podium : il y a du niveau ! De plus, elle fut acquise au prix d’une lutte de tous les instants, dans un mano à mano d’anthologie.

On disait de lui en fin d’année dernière, après la Mini Transat, « pourvu qu’il ne revienne pas en Pogo3″, tant il avait régalé et impressionné, toujours à l’affût d’un bon coup, sur la deuxième place de la S-A-S 2017, avec son vieux Pogo2 au milieu d’une meute du dernier modèle. Avec son tout nouveau Pogo3, jeudi dernier, il a posé une mine dès le départ, prenant le leadership sans jamais le céder, devant une redoutable escadrille de chasse qui est restée impuissante. Malgré l’expérience d’un inoxydable Davy Beaudart, malgré le baroud d’honneur de son premier dauphin, Erwan Le Draoulec, dont il a senti le souffle sur son tableau arrière, l’Italien Ambrogio Beccaria aura mené de bout en bout cette épreuve exigeante du circuit Mini. Sa victoire est indiscutable et indiscutée. Forza Italia.

Ces deux-là peuvent envisager un doublé MAP et Mini Fastnet.

Doublés MAP / Mini Fastnet.

Ils ne sont pas nombreux les skippers à pouvoir se targuer d’une double victoire, la même année, sur les traditionnelles compétitions douarnenistes du mois de juin. Le premier doublé est réalisé par Didier Le Vourch en 2006 (Proto Magnen-Nivelt 265). En 2009 c’est David Le Diraison qui claquait les deux courses (Proto Manuard 679). Le seul doublé en Série est à mettre à l’actif de Damien Cloarec en 2014 (Nacira 833). C’est le même bateau, le fameux plan Raison n°865, qui a décroché la timbale les 3 dernières saisons avec Davy Beaudart en 2015 et avec Ian Lipinski en 2016 et 2017. Jusqu’à présent ils ne sont donc que 5 à détenir ce titre, avec seulement 4 bateaux. C’est donc un sacré challenge pour Ambrogio Beccaria en Série et François Jambou en Proto.

Nous y voici.

Le Mini Fastnet pourrait se résumer à un aller-retour entre la cité Penn Sardin et le rocher du Fastnet, au Sud de l’Irlande.                             Mais le Mini Fastnet s’avère beaucoup plus que ça !                                      Sa destination, le phare surnommé la larme de l’Irlande (c’était la dernière vision de leur pays pour les migrants vers l’Amérique) est un mythe à lui tout seul. Son éclat blanc qui déchire la nuit toutes les 5 secondes a guidé de nombreux marins dans ces parages sauvages et dangereux.                                                                                                                          Pour les skippers de la classe Mini 6,50, il représente un véritable monument :                                                                                                                              Le Mini Fastnet est long : avec ses 600 milles en route directe, c’est le plus long parcours du circuit Mini (à l’exception de la Mini Transat et de la couse des Açores).                                                                                             Le Mini Fastnet est varié : son tracé offre successivement des décors maritimes très spécifiques : une navigation au cordeau entre les cailloux du chenal du Four; puis la traversée de la Manche et le slalom à la sortie du DST entre les cargos; puis le passage de Land’s end point extrême Sud de la Grande-Bretagne; puis la traversée en diagonale de la Mer d’Irlande et enfin le retour depuis le Phare du Fastnet jusqu’à Douarnenez.                                                                                          Le Mini Fastnet se court en double : toutes sortes de couples : des couples aguerris qui s’unissent pour viser les places d’honneur, des couples unisexes, des couples mixtes, des anciens expérimentés avec des petits nouveaux, des couples plus improbables…. C’est l’occasion d’échanger, d’apprendre, de reculer les limites ou de franchir le pas.    Ce n’est pas pour rien si cette épreuve est au programme de la classe Mini 6,50 depuis 33 ans ! Nombre des 160 marins qui s’élanceront dimanche après-midi n’étaient pas nés lors de la première édition en 1985.

Photo Simon Jourdan.

La Classe Mini

8 octobre 1977, Penzance (Royaume-Uni), 24 voiliers de 6.50 m
prennent le large avec un seul marin à bord vers Antigua aux Antilles,
via Tenerife (îles Canaries). Les plus petits bateaux de course
hauturière sont nés ! Particularité : leur terrain de jeu favori, c’est
l’Atlantique, et leur course préférée aussi : la Mini-Transat.

Le Mini-Fastnet

Les Français deviennent d’année en année majoritaires parmi la flotte. C’est donc tout naturellement que l’organisation traverse la Manche. En 1984, Jean-Luc Garnier, journaliste et passionné de ces « Mini bolides » prend la relève du britannique Bob Salmon aujourd’hui disparu qui, après l’organisation de quatre éditions (1977, 1979, 1981 et 1983), souhaite passer le flambeau. Voiles 6.50, association régie par la loi de 1901 et club affilié à la Fédération Française de Voile est créée et organise le Mini-Fastnet, une course annuelle faisant l’aller et le retour entre la Bretagne et le phare irlandais situé à l’extrémité sud-ouest de l’Irlande (51°23.′3″ N et 009°36.′1″ W) dans le comté de Cork.

Un tremplin et une passion

Le concept Mini réunit le marin, le bateau et la mer. C’est tout ! Pas de contact avec la terre ! En double ou en solitaire, ce concept a porté sur les fonts baptismaux de la course au large les plus grands navigateurs d’aujourd’hui. Certes, les plus médiatisés, mais aussi des hommes et des femmes qui n’échangeraient pour rien au monde leur place lors d’un Mini-Fastnet ou d’une Mini-Transat.

Le monde des Mini aujourd’hui

Aujourd’hui, la Classe Mini rassemble environ 300 adhérents, principalement des coureurs, de
tous horizons socio-professionnels, du charpentier à l’ingénieur, du dentiste et du médecin à l’infirmière, du journaliste au skipper professionnel. C’est avant tout une association de passionnés, amoureux de ces petits voiliers fabuleux, ayant envie de partager des surfs endiablés, les galères de budget, les caprices d’Eole et tous les instants de bonheur que la mer offre !

Le bateau

Laboratoire de la course au large depuis plus de 25 ans, le Mini se décline en deux catégories : « PROTO » et « SERIE ».
La Classe Mini, c’est à ce jour 972 bateaux construits depuis 1985. Depuis 1995, le successeur de l’emblématique Muscadet (plan Harlé) est principalement pour les séries le Pogo 1 (plan Pierre Rolland), rejoint par le Pogo 2 (plan Groupe Finot-Conq), le Zéro (plan Marc Lombard), le Super-Calin (plan J.P. Magnan), le Tip-Top (plan Sam Manuard), le Naus (plan Disegnocontrario), le Dingo et Dingo 2 (plans Pierre Rolland), le Ginto (plan S. Magnen), le Mistral (plan Bernard Nivelt), le Nacira (plan Nacira Design), le RG 6.50 (plan N. Goldenberg), l’Argo 6.50 (Marc Lombard), le Pogo 3 (Guillaume Verdier), l’Ofcet 6.50 (plan Etienne Bertrand), et deux nouveaux Proto/Série un « David Raison » et un « Etienne Bertrand ».

La saison 2018 des Mini à Douarnenez
Dz… Centre du Monde

Transhumance estivale

Le double rendez-vous douarneniste de juin, c’est le retour de la troupe hétéroclite des marins de la Classe Mini 6,50 et de leurs petites machines de course de toutes les couleurs. Les courses Mini à Tréboul, c’est le passage arc-en-ciel du printemps à l’été, quels que soient les caprices des nuages et du soleil.

Les étrangers restent, eux, fidèles au circuit Mini, outre la France, douze nationalités seront représentées au Trophée MAP et au Mini-Fastnet :
Allemagne, Belgique, Brésil, Espagne, Grande-Bretagne, Hollande, Italie, Japon, Russie, Suisse, Tchéquie, Turquie.