Mini-Fastnet : Bateau mini, respect maxi.

L’image de clôture de cette 32ème édition du Mini-Fastnet est belle. Une fois encore elle dépasse la compétition pourtant d’un trés haut niveau sportif et maritime.                                                                                            La course est terminée depuis la nuit dernière avec l’arrivée du dernier bateau classé sur le coup de trois heure du matin. Pourtant un bateau est toujours en mer, c’est « Lendur », le 470, qui s’est arrêté en Irlande quelques heures pour des réparation et était contraint à l’abandon. Les skippers avaient repris la route de Douarnenez pour ramener le bateau à bon port. Bien qu’il ne soit plus en course, l’organisation a décidé de le suivre jusqu’au bout de son périple et de lui envoyer un zodiac pour être assisté comme les autres pour son entrée à Tréboul cet après-midi. Une marque de solidarité et de respect qui caractérise ce sport et cette Classe. Vers 15h00, le bateau est annoncé en approche et c’est le vainqueur de la course en Série, Erwan Le Draoulec, qui se porte volontaire pour aller à sa rencontre et lui passer l’ amarre de remorquage.                                       Un classement les sépare mais ils ont parcouru le même chemin, la même route dans des contrées hostiles au commun des mortels, le pays des marins. Un demi-siècle les sépare car si Erwan vient de fêter ses vingt ans, Patrick Conway, l’Australien du circuit est âgé de soixante-dix. Et ce geste, cette remorque lancée les réunis. Ce panache humble, cette simplicité grandiose, c’est ça la grande Classe,  bien entendu Mini, mais maxi par tellement d’aspect. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait me réjouir d’être dejà l’année prochaine.

Djibi – Photo Simon Jourdan.