À 21h00 la flotte s’étale sur 8 milles entre la pointe de Pen Hier au bout de la presqu’île de Crozon et le chenal du Four. Le 1056 Da Gousket mené par Justin BARADAT et Thomas ANDRE est en tête devant quatre prototypes : le 1048 de Laure Galley et Mathis Bourgnon DMG MORY, le 1019 Repremar Logistics de FredericoWaksman et Léo Bothorel, le 1081 XUCLA Carlos Manera et Federico Norman et le 1050 LEA NATURE de Marie Gendron et Mathilde De La Giclais.
En série 3 Pogo 3 mènent la danse mais on note la présence du premier nez pointu, le 520 Gintonic des italiens Fransceco Farci et Pietro Mureddu en 4ème position, juste dans leur tableaux arrières.
Peu après le départ une collision a eut lieu entre le 335 de Jean-Baptiste de Sansonetti et Jamie Townsend et le 198 de Diego Hervella et Orana Larthomas. D’importants dégâts sont visibles sur le 335 à l’arrière du bateau qui décide l’équipage à rentrer immédiatement à Tréboul pour réparer alors qu’un rapide examen à bord du 198 conduit les skippers à reprendre leur route. À 21h00 le 335 est autorisé à reprendre le départ et va croiser le 198 dans la Baie qui a finalement décidé de faire demi-tour.
Le 679 de Pauline Regnier et Juliette Bataille rentre également à Douarnenez suite à une collision.
C’est après un rappel général et un second départ à 14h20 que la flotte de 85 bateaux a pris la route vers le Fastnet sous un ciel chargé et un petit vent d’ouest de 8 noeuds environ. Les équipages avancent à 3-4 noeuds en tirant des bords vers la sortie de la baie alors qu’un meeting aérien va commencer à déchirer le ciel en fond de Baie. Les Pogo 3 sont aux avant-postes comme le 1056 DA GOUSKET – Justin BARADAT et Thomas ANDRE le 955 Martin BROCHARD et Josselin NIVET et le 871 Vaincre le Mélanome – Martin OUDET et Adrien HARDY chez les séries et les plans Raisons occupent 4 des 5 premières places de la flotte qui reste assez compacte.
La météo est dans tous les esprits depuis quelques jours et la légèreté du vent a conduit le comité de course à annuler le prologue de la 37eme Mini-Fastnet. Si cela en réjouit certains qui vont pouvoir peaufiner leurs préparations, d’autres skippers ont, à l’occasion de ce prologue, la possibilité de prendre en main un bateau qu’ils ne connaissent pas forcément et parfois même de faire connaissance avec leur équipier.e d’une course. Le soleil irradie les pontons de Tréboul en ce 10 juin, veille de départ, et les concurrent.e.s en profitent pour se plonger dans les cartes de courants et d’isobares pour anticiper au mieux les prochains jours qui devraient se jouer dans de petits airs. D’autres s’affairent au matelotage ou aux réglages fins de leurs gréements. Tous vont pouvoir profiter d’une journée de calme relatif pour se reposer au mieux avant le départ de demain en rêvant du mythique Rocher du Fastnet qui n’a pas été atteint dans cette course depuis 2019.
A J-2 du départ de la Mini-Fastnet, la météo est dans toutes les pensées des skippers. Avant le briefing général de la course, Justin Baradat concurrent en catégorie série et Laure Galley concurrente en prototype nous donnent leurs ressentis sur une course qui s’annonce très ouverte.
Justin Baradat est originaire de Brest. En sport étude dans sa ville natale, biberonné au 420 de haut niveau, il part avec son barreur de l’époque Thomas André pour cette 37 eme Mini-Fastnet sur le 1056 Da Gousket. Pour démarrer son aventure en Mini, il s’est entrainé à la Grande Motte en 2022.
« J’ai commencé le Mini avec ce bateau en avril 2022 quand il est sorti de chantier. Je trouve un peu frustrant que le Mini ne soit pas un monotype comme peut l’être le Figaro, il y a de grosses différences suivant les allures et la météorologie, tout le monde n’est pas à armes égales. J’ai un Pogo 3, les Maxi, nos gros concurrents, sont plus puissants et vont tenir plus de toiles et aller plus vite au reaching et dans du vent fort, mais ce qui est plutôt cool c’est qu’il n’y a pas l’air d’avoir trop de vent pour aller au Fastnet et mon bateau traine beaucoup moins d’eau que les nez ronds. C’est un bateau très fiable qui va m’emmener de l’autre coté de l’Atlantique. Mon objectif c’est le podium sur cette course, au moins premier Pogo 3. »
Laure Galley a fait un peu de tout : du dériveur, du J70, des SB20 et un peu d’IRC pour faire du large. Elle finit 2ème du Trophée Marie-Agnès Péron cette année à 20 secondes du premier.
« Sur le Mini-Fastnet les conditions vont être très différentes du Trophée Marie-Agnès Péron, ça s’annonce plutôt ‘light’ comme l’année dernière ce qui fait mentir le mythe du Rocher au mois de juin. On va essayer de bien faire, le match me semble très ouvert, l’idée est d’être devant et de ne pas ramasser les bouées. J’ai pas un bateau fait pour les petits airs mais j’embarque un suisse (Mathis Bourgnon) qui a l’habitude de la régate sur les lacs par petit temps changeant, je compte sur lui. Mon objectif est la Mini-Transat et le niveau s’est étoffé en prototype cette années ce qui rend les choses très intéressantes »
Pour la météorologie, on peut compter sur Jean-Jacques Quéré qui abordera la question ce soir et surtout demain soir à 18h00 lors des briefings aux coureurs.
On compte 85 bateaux inscrit pour cette nouvelle édition de la Mini-Fastnet, la 37ème ! 27 prototypes, 3 Proto-série et 55 Mini de série se préparent à franchir la ligne de départ ce dimanche à 14h. Comme l’année dernière les conditions météorologiques sont relativement moles et orageuses pour le départ en cette fin de semaine et pour le début de semaine prochaine. Dans la liste des inscrits on note la présence de la paire Paul Cousin – Julien Hantin sur le 981 GROUPE BIOCOMBUSTIBLES, d’Adrien Hardy qui vient skipper le 871 VAINCRE LE MELANOME avec Martin Oudet et Francois Jambou sera le co-skipper sur le 1055 GUSTA avec le canadien Sylvain Karpinski. Pour les prototypes, le trio de l’arrivée du Trophée Marie-Agnès Péron : Julien Letissier allié à Jeanne Courtois sur le 1069 FREROTS BRANCHET, la paire Laure Galley – Mathis Bourgnon sur le 1048 DMG MORI-ACADEMY 1et Marie Gendron – Mathilde Da La Giclais sur le 1050 LEA NATURE.
Sur les pontons les contrôles de sécurité s’enchainent suivant le programme établi jusqu’à vendredi 18h00, l’heure du briefing général pour le prologue.
Samedi à 12h00, ce sera le coup d’envoi du prologue suivit du briefing général de la course et du dernier point météo. Le départ est pour l’heure prévu à 14h00 dimanche 11 juin.
Comme indiqué dans l’ avis de course et en accord avec les régles de préférences et de préinscriptions aux courses Mini; La classe mini publiera le 10 Février2023 le listing des 85 speakers en liste 1 ainsi que l’ordre de la liste d’attente.
A cette date, le Winches Club enverra directement un mail aux 85 skeapers de la liste 1 ainsi qu’aux 10 suivants qui constituerons la short liste d’attente.
Ce mail contiendra le lien permettant aux bateaux sélectionnés de remplir le formulaire d’inscription et de régler la totalité les frais d’inscription. Les skeapers disposeront de 14 jours pour compléter incriptions et réglement sans que leur date d’inscription auprés du winches Club ne remette en cause leur place dans la liste
A partir du 24 Février minuit, l’ordre de préférence issu des préinscriptions auprés de la classe n’aura plus court et un lien vers des inscriptions en liste d’attente complémentaire sera publié en accés direct depuis cette page . Pour inscrire son bateau en liste d’attente vous aurez à remplir le formulaire et à régler 20 € de frais de traitement de dossier. A ce moment, la place en liste d’attente sera directement lié à l’ordre chronologique de reception des inscriptions.
Au gré de la saison et des désistements éventuels, nous contacterons les skeapers bénéficiant d’une ouverture vers la short liste ou liste 1 afin qu’ils complétent le solde de leur inscription.
L’évolution des listes sera réguliérement publié sur le site de la classe Mini ( sous chaque vignette de courses ) jusqu’a la cloture définitive des inscriptions.
Espérant vous retrouver prochainement sur Douarnenez,
Les premiers mots des skippers qui mettent pieds à terre après ces six jours de navigation sont « Ah ben c’était long ! » et ils sont tous d’accord sur ce point. Après six jours dans un vent variable faible, sans prévisions météorologiques précises, cela se comprend. Mais c’est avec un grand sourire que Victor Mathieu et François Jambou débarquent du 967 Univers 650, après avoir franchi la ligne d’arrivée en premier à 03h42, ce samedi 18 juin.
François Jambou et Victor Matthieu à l’arrivée sur le 967
Content d’être arrivé et surtout d’avoir finis pour la première fois premier à la Mini Fastnet, François s’ exclame « C’était vraiment n’importe quoi cette météo, heureusement qu’on s’est bien entendu avec Victor, sinon il y en aurait un qui serait passé par dessus bord ! » avant de s’allonger sur le ponton en affirmant que c’est plus confortable que l’intérieur du Mini pour dormir.
Les 3 équipages du podium prototypes, le 1026 à gauche, le 967 au milieu et le 802 à droite
Une demi-heure après, arrive le second proto : le 1026 Uoum avec à son bord Robinson Pozzoli et Arno Biston. Aussi avec le sourire, ils tentent d’aller manger la bonne assiette chaude prévue par le winches club « On a faim! La course a duré plus longtemps que prévu, on était un peu léger côté ravitaillement… » mais ce n’est pas si facile de quitter le ponton, entre les journalistes, les copains, les copines et les voiliers suivants qui viennent s’amarrer à côté…
Victoire Martinet et Nicolas D’estais du 1031 Minion
A 04h52 c’est le premier des séries qui passe la ligne – soit une 01h10 après le premier au scratch – et les heureux gagnants sont Victoire Martinet et Nicolas D’estais sur le 1031 Minion. « C’ était dingue, il y a eu comme 15 départs tout au long de la course » déclare Victoire « dans les moments de pétole, toute la flotte se retassait et repartait avec la petite brise d’après, les compteurs quasiment remis à zéro ! ». « On a eu de la chance d’arriver premier, clairement. » rajoute Nicolas, bouteille de champagne à la main. Le skipper du Grand Ocean 624, Thibault Chomard, arrivé 7ème parmi les protos, explique avoir jeter l’ancre dans la baie de Douarnenez pour éviter de reculer avec le courant. Laure Galley et Alexandre Demange sur Le 1048 DMG Mori, sont assez déçus d’avoir mené sur quasiment toute la course et d’arriver 5ème. « C’est la première défaite du bateau ! » s’exclame Laure.
3 heures et 58 minutes séparent le premier du dernier sur la ligne d’arrivée, autant dire vraiment pas grand chose pour une course d’une semaine. Au petit matin, bière sur le ponton et couscous à la maison du nautisme, les skippers échangent sur les impressions et les tactiques de la course dans une bonne humeur et une fatigue générale.
Assiettes chaudes à la maison du nautismeCa trinque au petit matin!
L’arrivée sur Douarnenez est longue et laborieuse. En cette fin d’après midi, la flotte, qui s’est légèrement dispersée, se trouve au sud de Ouessant et avance difficilement dans un vent variable très faible. A 17 heures 30, le premier proto, le 630 James Caird se trouve à 24 milles de la ligne d’arrivée. Une arrivée vers 22 heures pour les premiers est prévu, mais peut encore se décaler dans la nuit. La remise des prix a été avancé d’une heure, elle se déroulera donc samedi 18 juin à 16 heures.